lundi 24 août 2015

La violence en herbe, prémisses de la violence plus grave

Il s'agit juste une balle perdue ou pas, en tout cas pas pour moi, que j'ai pris dans le bras, de petit calibre, tirée par un revolver à compression, mais qui a fait un bon trou (1 cm), dans le village il y a quatre jours. Rien de grave mais bon... St Ambroix est plus animé que Beyrouth, finalement et même que Diyarbakır ! 

A l'attention de Monsieur le Maire (lettre -semi- ouverte)
Monsieur le Maire,
Comme vous le savez, il y a quatre jours, à six heures du soir, revenant bêtement de faire les commissions, en passant par la Lorraine.. non, par la rue des Jardins, j'ai rencontré, non pas trois capitaines, mais une balle qui m'a atteinte dans le biceps gauche face avant (donc un tir frontal) sans doute tirée par un sniper en herbe (ou en épis) embusqué derrière le mur qui fait angle avec la rue de la Glacière (au dos de la place du Temple, tout près du parking). Il y a eu deux tirs, le premier, à 10 m, m'a ratée, le second, à quatre, à fait mouche (enfin je ne sais pas ce que visait le brave, si c'est la tête, il l'a aussi ratée). Revolver à compression et à faible pouvoir de pénétration, mais dans l'œil, plus d'œil, ce qui est fâcheux lorsqu'on écrit. (Je porte depuis des lunettes anti choc, 5 € chez Briconautes que je vous conseille vivement si vous passez par là..) Rien de grave, un petit trou (1 cm sur quelques mm) déjà en voie de cicatrisation. 

Les gendarmes sont arrivés tout de suite, appelés (?) par moi et par des gens accourus (je saignais beaucoup) et ensuite par votre premier adjoint qui lui, passait là par hasard, (pas de chance pour lui).. ce qui m'a tout de même permis d'évoquer quelques souvenirs de ski assez piteux, une heure le derrière dans la neige, les ski -bas de gamme- inaccessibles plantés devant moi, m'enfonçant inexorablement de plus en plus.. avant que ma copine ne me trouve et me dégage, je n'ai plus jamais recommencé. C'est bien, on ne se parle jamais  à cause des voitures à présent, (et par ailleurs, St Ambroix est constituée de bulles immiscibles) ... ainsi que les pompiers, arrivés en premier, dont l'un m'a savamment pansée. (Le sang s'était enfin arrêté.) Tout le monde à été fort aimable, en premier la dame qui, surmontant son malaise, m'a amené du sopalin et les autres habitants du quartier accourus, peut-être des roms  car j'ai entendu : "Ya une "gadgé" qui a pris une balle".

Je n'ai pas voulu être amenée à l'hôpital, attendre X heures et devoir revenir.. je ne sais comment. Pas de nécessité de porter plainte d'après les gendarmes. Soit.

Le lendemain pourtant, après discussion, je m'y résous. Un petit trou sans importance, certes, une femme également sans importance de surcroît de 67 ans, d'accord, ça ne fait pas une grosse affaire, mais ça aurait pu tomber sur un des enfants qui jouent nombreux à cet endroit-là, et à cette hauteur, c'était la tête qui était touchée. C'est en allant à la Gendarmerie que je vous ai abordé.

Mais le gendarme qui m'a reçue juste après, de Saint-Ambroix, n'était pas de la même eau que ses collègues. D'abord, il se montra, comment dire, incrédule, suspicieux ; comme Descartes, dans le doute méthodique : "Vous voulez dire un ballon? Une balle de quoi? ?..".. "De REVOLVER, à compression je crois." Je lui montre mon bras pansé. Convaincu? Je ne sais pas, mais comme ce n'était pas lui qui avait pris l'affaire, il ne pouvait pas prendre la plainte.. il me fallait aller... à BARJAC (!) (23 km.)

Finalement, toujours dans le doute, il a décroché son téléphone et appelé ses collègues de Barjac : "il y a ici une dame qui PRÉTEND avoir pris une balle hier"..  (PRÉTENTIEUSE, va !)... qui sont venus très rapidement ; l'un d'eux m'a reçue fort aimablement mais comme son collègue, n'a pas jugé nécessaire une plainte contre "x", puisque je n'avais rien vu -mais j'ai très bien senti.- Ils ont fait l'enquête de proximité, je ne risque plus rien.. Mais il faut éviter la rue des Jardins : ces revolvers sont en vente libre (!) ainsi que les balles qui vont avec, et il y a des gamins qui s'y amusent*. (Soit, mais un drôle de jeu : un entrainement pour plus tard?) Donc il ne s'est rien passé.

* Mais en ce cas, ne faudrait-il pas, Monsieur le Maire, mettre des deux cotés de la funeste rue des Jardins : "Danger, zone de tir, interdit aux piéton/nes"?

PS Ça ne vaut sans doute? pas une lettre au Proc, mais tout de même de le dire, d'avertir et de protester.
Je (nous) compte (comptons) sur vous, Monsieur, pour calmer (réellement) cette rue, par ailleurs un raccourci appréciable et ombragé vers les centres commerciaux, et sang (je laisse !) sans doute d'autres, avec l'esprit de réflexion et de conciliation qu'on dit vôtre.. et que vous avez en effet manifesté lors de ma tentative d'intervention au vernissage de l'exposition ("L'eau et le patrimoine") qui visait seulement à souligner sa pénurie, justement, et la nécessité vitale pour tous de l'épargner : il n'est que de voir la Cèze (la rivière, très basse) actuellement pour mesurer sa pertinence... intervention qui s'est plutôt mal passée, mais qui sans vous se serait probablement plus mal passée encore (certain viticulteur, obnubilé sans doute par la pub, bien que mes propos n'eussent en rien critiqué ses produits -le vin en le cas, que ne ne bois pas et dont je suis bien incapable d'évaluer la qualité- m'ayant "virilement" interrompue en hurlant en bateleur que j'étais folle ou quelque chose du genre). Qu'importe, bien des gens ensuite se sont trouvés d'accord avec cette évidence.. même si par lenteur de réaction, par souci du can't, par pusillanimité, que sais-je? ils n'en ont rien manifesté sur le coup ni parfois en public.
(Est-ce un hasard si j'ai presque dix millions de "vues" sur Google "plus"? - on peut facilement le vérifier-. Je ne crois pas, même s'il n'est pas possible de savoir combien proviennent de St Ambroix, il doit bien y en avoir quelques unes.)
Mais s'il vous plaît, faites quelque chose contre cette violence en herbe, souvent masculine, prémisses de la violence meurtrière qui pourrit la vie de tous, y compris celle des agresseurs.
Veuillez agréer, Monsieur le Maire, Mesdames, Messieurs, l'expression de mes salutations distinguées.
Hélène Larrivé

Le dossier "La violence en herbe"
 http://pagetournee.blogspot.com/2015/08/dossier-la-violence-en-herbe.html  

dimanche 23 août 2015

L'angoisse, la dictature des objets ou objectocratie

L' "OBJECTOCRATIE"
L'angoisse humaine revêt à présent une forme spéciale, celle des objets, Golems qui nous servent et nous dominent... Celle de les posséder, (donc de l'argent), de les perdre, de se les faire voler, de les voir en panne ou réagir bizarrement...
Une addiction, une drogue, une 'nécessité vitale' [qu'elle le soit vraiment ou non, qu'elle le soit devenue parce qu'on en est persuadé ou QU'ON NOUS EN A persuadé, ou qu'elle le soit réellement parce qu'on l'a rendue telle pour les victimes que nous sommes, (comme un dealer qui 'offre' sa camelote pour susciter une addiction et élargir sa clientèle)], une obsession qui nous bouche l'horizon, nous aveugle, nous fait reléguer la réalité et même LE SIMPLE BON SENS au second plan (c'est à dire qui nous conduit à inverser nos priorités pourtant évidentes), voire parfois accomplir des actes dont nous n'aurions jamais eu l'idée (dans les deux sens*).

L'homme de Cro Magnon lui aussi était obsédé par des 'objets', mais pas les mêmes : des objets qu'il pouvait 'contrôler', reproduire lui-même ou remplacer par d'autres : le feu, (donc le silex) qui le protégeait des fauves, le gibier, les plantes, le temps, et évidemment ses 'coups de poing' et sagaies -mais il pouvait rapidement en fabriquer d'autres-, ainsi que sa caverne -mais en cas d'invasion, le déménagement était aisé-.
Tandis que l’effarante efficacité et miniaturisation de 'nos' objets (une puce électronique, un portable, un ephone..) qui nous ont tant émerveillés nous ont aussi rendus littéralement accro à ceux-ci : 1000 bouquins et plus ; le travail de plusieurs années ; les coordonnées de 1000 'amis' ou plus, on ne dit plus 'amis' mais 'CONTACTS' ... dans une carte, on dit une PUCE, de quelques millimètres, si on la perd ou si on vous la vole, c'est la CATA. En promenade, par exemple, je 'surveille' davantage mon ephone que mon chien, UNE GRAVE ERREUR. 

Certes il y a des 'parades', des astuces de conservation de 'données'  (ou de 'content' comme on dit !!) : le net par exemple, qui garde tout [et, sur le net, d'autres 'trucs' que... je ne vais pas ici dévoiler puisque cet article est destiné à être immédiatement envoyé sur Google, entre autre justement pour sa sauvegarde ! il sera cependant doublé d'un autre réservé à un petit nombre d'amis -réels-.] 

Mais ce système de sauvegarde un peu spécieux (le net) nous contraint à une transparence, pas inintéressante certes parfois, mais un peu gênante d'autres fois, dont il faut bien faire fi. Avantage : la gratuité, le partage de la culture, des infos, la critique de toute thèse, l'ouverture à 'tous' (rectification, à TOUS LES CONNECTÉS!), TOUTES CASTES CONFONDUES, depuis (dans mon cas) des roms musicos (mais parfois très peu 'écrivants') jusqu'à un astrophysicien.. (des gens qu'on n'aurait jamais connus ou osé aborder), l'entr'aide efficace... etc.. Inconvénient, la dépendance et la DÉGRADATION de l'être, comme toute dépendance. Exemple : j'ai été moins traumatisée par le coup de feu (petit calibre, rien de grave) que j'ai reçu dans le village il y a trois jours que par ce que (autrefois) j'ai cru être  la destruction de ma puce électronique (en fait, il n'en était rien) avec mon ephone (qui avait fait trempette une demi heure branché ! dans un bac d'eau ! sans qu'évidemment je ne m'aperçusse -j'adore 'aperçusse'- de rien.) Mon intégrité physique comptait donc moins, même pour moi (!).. que celle de ma puce devenue un autre moi plus important que mon 'petit' moi !!

Significativement, je peux me passer d'eau courante (voir dossier "Vivre sans eau ni EDF"), d'électricité (relativement), presque de voiture, mais pas de mon ephone ni de mon PC, que je charge dans des troquets.
(Avant d'avoir le panneau que mon fils m'a promis.)

* Lorsque j'ai cru mon ephone perdu (et mes contacts avec) j'ai abordé des inconnus pour leur demander de l'aide, ce que je n'aurais jamais fait normalement. Ça a marché !

"Mon royaume pour une puce" image http://pagetournee.blogspot.com/2015/08/blog-post_24.html 

samedi 22 août 2015

Je vote le Pen parce que...


Les camionneuses, Boltanski et Lydie

Politiquement incorrect ? Non. Les "lesbiennes-mecs", les Butch comme on dit, sont parfois pires que les "vrais" mecs, y compris envers les femmes. Certains couples semblent parfois une caricature, et on se demande à quoi bon être lesbienne si c'est pour "aboutir" à "ça". Un (petit) coup de gueule suite à une minime aventure, mais avec beaucoup de "précédents" dans le passé dans certains groupes de femmes où les lesbiennes tenaient le haut du pavé. Difficile de taxer de macho... une femme ; de raciste anti-noir, un noir et de snob imbécile une fille de cantonnier immigré, et cependant.



Certaines l"camioneuses" copient parfois, intellectuellement et/ou physiquement, avec ferveur et excès, les comportements des mecs.. que ceux-ci désormais n'osent plus adopter! elles sont comme décalées. Violence verbale ou physique, histrionisme, postures et réflexions provocatrices (note, mais comme chez les mecs archaïques, cette violence peut s'associer à une remarquable soumission à l'ordre établi, au patron, au chef, au MÂLE DOMINANT) ... si bien qu'elles "sexisent" (au sens de raciser) les autres femmes.. sans que souvent celles-ci n'osent réagir, du moins comme elles le feraient s'il s'agissait d'un mec.

C'est le même phénomène qui fonde les nouveaux riches à singer en les accentuant les comportements des bourgeois .. auxquels ceux-ci ont renoncé.. (ce qui paradoxalement les fait distinguer des "vrais" et les déclasse) : arrogance, histrionisme, vanité, esbrouffe etc.. (Voir Adèle dans "le syndrome de Stockholm");
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De même les "nègres-blancs" dont parle Fanon "Peau noire, masque blanc") qui, se croyant sortis du marigot, (et on le leur fait croire) racisent leurs frères avec plus de cruauté que les "vrais" blancs (qui les racisent aussi, plus discrètement). Diviser pour régner : le racisme revêt donc plusieurs aspects, parfois étonnants.

Le phénomène, du coté de la classe ouvrière est magistralement analysé par Luc Boltanski dans "Prime éducation et morale de classe" : s'appuyant sur les vieux livres scolaires de "morale" et surtout sur l'un d'eux, le plus connu, il rapporte la mise en scène exemplaire de deux antagonistes : d'un coté, le "bon" ouvrier apprécié par tous (et par son patron en particulier), qui bosse dur, qui est honnête et ne boit pas... et surtout sa femme, qui tient parfaitement le ménage et les enfants ; le levier ici s'appuie sur l'hygiène, la médecine et la puériculture, prétextes à l'oppression du peuple, c'est à dire à lui inculquer la honte de lui- même (et des "siens"), de son mode de vie, de sa pauvreté (difficile de tenir propre un logis, de donner un bain tous les jours aux enfants, de laver leurs draps à chaque régurgitation sans eau courante.. et d'éviter la promiscuité lorsqu'on vit dans trois pièces et sans WC*). Cette honte, endossée dans le livre par le "mauvais" ouvrier, (et surtout sa femme) qui picole, dont le logis est un taudis, la cuisine infecte, les enfants sales et mal élevés, ne réussissant pas à l'école etc..  cette honte est plus efficace pour tenir les pauvres que la force brute : ils se tiennent tout seuls. Le paradoxe étant que les femmes du peuple (les "bonnes", sur le modèle figurée par "Madame Gardette", tôt levée, trimant du matin au soir) souvent, parvenaient à tenir le rang, mais à quel prix ** et agonissaient les autres de leur mépris. Idem pour leurs enfants, fiers de leur "rang".. De fait, les gamins de milieu populaire ouvriers ou paysans étaient souvent dans l'ensemble mieux tenus que les jeunes bourgeois citadins*** (!)
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Autre paradoxe : les recettes de la médecine que nous appellerons "populaire", (au sujet de la puériculture) étaient discréditées au profit de la médicamentation dite "moderne".. au moment même où les bourgeoises mieux informées les retrouvaient avec profit, à l' exemple de l'allaitement, dénigré, parfois ridiculisé, y compris par les médecins, au nom du "modernisme" voire du confort des mères (archaïque, aléatoire, bestial, voire obscène) .. abandonné à un moment par les bourgeoises... mais pas les femmes du peuple (qui n'étaient pas à la " page" et/ou ne pouvaient faire autrement financièrement d'où leur honte d'être de mauvaises mères) mais qu'elles abandonnèrent elles aussi une ou deux générations après... au moment où les bourgeoises, conscientes de sa valeur irremplaçable, elles, l'avaient repris.. (1) On a une médecine de peuple et une médecine de bourgeois décalées de 30 à 50 ans, dans les deux sens car les recettes de "bonne femmes" de puériculture étaient souvent des recettes médicales de la génération précédente, ensuite décriées par les médecins mêmes qui les avaient prescrites avec profit autrefois. Le principe était seulement de mettre la classe ouvrière, par le biais des femmes et de l'hygiène, dans la situation permanente de honte et de dépendance, et de susciter parmi elles des "coins", des kapos (Madame Gardette) : diviser pour régner. Tout comme les nègres-blancs, les femmes-machos et les nouveaux riches (ou plus exactement anciens pauvres) qui servent de levier pour écraser les noirs, les femmes, les pauvres c'est à dire les " leurs" => Il est plus difficile de taxer une femme, de machisme (!) ; un noir, de racisme anti-noir..  (!) ; et la fille d'un cantonnier, de snobisme crétin..  qu'un homme, un blanc, une bourgeoise.

La riposte est prévisible :  homophobie, racisme, arrogance d'universitaire nantie, il n'empêche qu'il faut le faire. Politiquement incorrect ? Non.

(1) Voir "Nestlé contre les bébés". http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/01/nestle-contre-les-bebes.html
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La honte, exemple personnel qui explique ma fascination pour le texte de Boltanski

Même le savoir-faire pratique souvent remarquable de la classe ouvrière ou paysanne est parfois dévalorisé au point d'être oublié. Ma mère, venue chez moi (c'était ma période baba cool) me surprit un jour en refusant de m'aider à faire du feu car elle ne savait pas (?) (je ne parvenais pas à allumer la cuisinière qui fumait partout)... puis, (lorsqu'une voisine paysanne venue en visite s'empara des bûches et du tison)... en lui donnant des conseils et finalement en les lui prenant des mains et en réussissant, elle "qui ne savait pas", à démarrer le feu presque du premier coup. En réalité, ELLE SAVAIT mais quelque chose en elle résistait à cet "aveu". Elle avait oublié savoir, elle était une bourgeoise. Elle avait honte de sa débrouillardise de prolote en quelque sorte.

De même, chez elle, c'était un casus belli de se laver les mains dans l'évier (vaste, à deux bacs et toujours vide). L'hygiène ! Et cependant, durant toute son enfance, ILS N'AVAIENT EU QU'UN SEUL POINT D'EAU. Était-ce une honte ? Sans doute. Et elle se défoulait ensuite, m'agonissant au sujet de ma "saleté". Je n'ai jamais osé lui dire : "l'étais-tu toi-même?"

Elle m'avoua avoir été mortifiée lorsque l'instit avait lu pour s'en moquer une de ses rédac (le sujet était 'décrivez votre chambre') dans laquelle, en toute naïveté, elle expliquait qu'elle était située au grenier où on montait par une échelle et qu'elle la partageait avec son petit frère. Evidemment, ça ne correspondait pas à "Mon petit Trott" qui habite dans le seizième, entre gouvernante et Maman au foyer, passe ses vacances à Deauville et à Cannes. DE LÀ SA HAINE DE LA LITTÉRATURE QUI PERDURA... et sa tolérance que je ne fusse pas très bonne en français. (En maths en revanche ça ne rigolait pas et je plains rétrospectivement ses élèves "littéraires"!) La honte donc dans ce cas exceptionnel joua à rebours : je dus me cacher pour lire Proust.. puis j'oubliai que je l'avais lu, tout comme elle avait oublié savoir démarrer une cuisinière récalcitrante. Elle ne me pardonna mes études de philosophie que lorsqu'elle comprit que la philo n'avait rien à voir avec la littérature... mais cette douée en maths le comprit assez vite. [Elle aurait préféré, soit que je n'en fasse pas, {j'ai dû m'inscrire en fac en cachette}, soit que je fasse maths évidemment.]
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* Annie Ernaux parle à ce sujet de sa honte (et de son refus sous divers prétextes) de recevoir ses camarades d'école parce qu'il n'y avait pas de WC chez elle (et que son père, nature, allait vider les seaux en commentant parfois publiquement la production de chacun.)
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** Voir le film "Le sel de la terre" dans lequel on voit des femmes de mineurs qui veulent en vain imposer à leurs maris d'obtenir l'eau courante.. puis au cours d'une grève, tiennent elles-mêmes les piquets (les hommes sont menacés de prison s'ils sortent) pendant qu'eux s'occupent de la maison et des enfants, courent au puits, s'embrouillent les pieds, hurlent de rage.. à la plus grande joie des gosses qui se moquent d'eux. (T'es pas doué Papa, Maman elle fait ça plus vite et sans gueuler.)
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*** Souvenir de Lydie, ma mère, instit en milieu minier, qui, nommée en classe maternelle à Dijon, ville bourgeoise, s'étonnant de la couleur des sous-vêtements des enfants, s'entendit répondre : "C'EST NORMAL, ON EST VENDREDI !" (les enfants étaient changés le samedi seulement !) 

jeudi 20 août 2015

Flics indics, un mélange qui peut vite tourner, le cas des prostituées

La question de la prostitution, et des liens entre les indics (que sont souvent les
 prostituées et les macs) et les "cousins" : une sauce qui peut vite tourner.. en décomposition. 

Le problème des policiers et des gendarmes (soit dit sans aucune mésestime) est qu'ils ont besoin d'avoir recours à des indics.. choisis souvent parmi des délinquants auxquels ils concèdent des "avantages", forcément, sinon ils ne les serviraient pas.. délinquants qui vont parfois leur "donner" simplement des rivaux ou des gus bien moins importants qu'eux quant aux délits voire crimes (!) et du coup s'en trouver (parfois) blanchis... quand des lampistes payeront cher un vol de figues. Un cercle pervers, les indics pouvant parfaitement manipuler les flics autant ou plus que l'inverse. Affichant leur impunité, ils vont alors s'autoriser des délits de plus ne plus hards... jusqu'au moment où ça casse tout de même mais c'est toujours "ça de gagné" (en argent par exemple, or plus ils seront prospères et plus ils seront difficiles à faire condamner). Et de fait, ils vont effrayer, jouer le rôle de caïds à la fois pour les autres (les "petits")... et pour les victimes potentielles, les gens hors système, le quidam de base en somme. Inévitable ? Je ne sais pas, mais le jeu est difficile, dangereux et aboutit souvent à ce que les victimes semblent dépendantes :
1 à la fois des policiers [qui par exemple vont ou ne vont pas enregistrer une plainte, selon qu'elle concerne un de leurs "cousins" et la valeur de celui-ci (car il en va des indics comme de tout travailleur, certains sont plus efficaces que d'autres)... 

2 et des agresseurs qui avec les quidam/es jouent la carte de "je ne risque rien, moi" (!) et avec leurs "cousins", de leur utilité -ils ont "donné" tel ou tel, ce qui les a peut-être fait féliciter- ; de fait, ils s'en tirent parfois avec une claque sur les doigts (ou rien, affaire classée) y compris en cas d'agression grave, ce que nul n'ignore (pas de preuves, preuves non recevables, délit prescrit..) et ils font en sorte que toute publicité soit faite de cette exceptionnelle longanimité qui renforce la peur qu'ils inspirent. Inutile de dire que ce sont les femmes, les "faibles" en général, (ceux qui n'ont rien à offrir en échange de leur protection) qui souvent font en premier les frais de ce système pervers, les prostituées notamment -qui elles aussi jouent souvent le rôle d'indic pour le compte de leur mac, lequel vend ensuite ses infos à son "cousin" (ou directement dans le meilleur des cas)... Lorsque les indics sont peu ou prou macs, (c'est le cas la plupart du temps) on voit tout de suite le prestige que peuvent revêtir de telles relations. Les femmes (pas nécessairement prostituées) battues, méprisées de toutes manières, ou traitées comme du bétail, se tairont. Et celles qui oseront se lever risqueront gros.. avec à la clef l'impunité totale ou relative (lorsqu'il s'agit d'une out sider, d'une non prostituée par exemple voire d'une bourgeoise) de l'agresseur. Honni soit qui mal y pense.

Comme pour les médicaments, on devrait évaluer le rapport bénéfices/pertes d'un cousin. Serrer un voleur de figues grâce à un mac trafiquant de drogue qui va ensuite en profiter pour augmenter son chiffre d'affaire, (c'est à dire recruter une écurie plus nombreuse, des clients plus riches, violences à la clef..) cela vaut-il le coup? Cela explique que dans le milieu des délinquants, il y ait aussi une hiérarchie et des ambitions aussi féroces que dans celui des cadre sup et que petit voleur de parcmètres n'a qu'une idée, réussir, c'est à dire devenir comme le caïd qui parade devant lui en grosse bagnole et le rackette parfois sous menace de le dénoncer (!), quelque soit le prix à payer. Plus confortable !

Notons ici (voir lien*) qu'en certains cas, les "hors la loi" véritables se montrent très sourcilleux quant à celle-ci par rapport à leurs collègues moins prospères.. sans que personne ne bronche : ainsi un gus qui travaille au noir (un prétexte, en réalité, c'est une couverture et/ou source d'infos) va-t-il menacer un collègue dans la légalité sous un prétexte quelconque ou par simple intimidation, sans même qu'il n'y ait besoin de proférer des menaces, le forcer à arrêter un chantier..

 http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/12/mpn-ou-assimiles-parmi-nous-au.html





La tête dans le cul, comme on dit. N'oublions pas : le boulot est dur et il y a beaucoup de suicides parmi eux/elles...


http://pagetournee.blogspot.com/2015/08/une-balle-perdue-en-tout-cas-pour-moi.html

Le dossier "la violence en herbe"
http://pagetournee.blogspot.com/2015/08/dossier-la-violence-en-herbe.html

mercredi 19 août 2015

Une balle, perdue ? En tout cas pour moi


Tout à l'heure, en revenant d'Intermarché, dans la rue des jardins, un claquement, tiens, des marrons qui tombent et éclatent, bizarre ça fait tout de même beaucoup de bruit, et soudain, un autre claquement et une douleur assez vive dans le bras gauche et du sang qui se met à couler partout. Un balle de petit calibre. Venue d'où ? D'après les gendarmes, peut-être de face (tireur planqué derrière un mur). Moi je la croyais venue du toit de la maison d'à coté. Un "jeu" sans doute, il parait qu'il y a eu la même chose à Bessèges juste avant. Rien de grave, les pompiers m'ont bien soignée (pas question d'aller à Alès aux urgences attendre toute la nuit à me morfondre, j'ai signé une décharge) mais il y a des jours où on regrette Paris. Saint Ambroix, c'est plus animé que Beyrouth finalement..
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Article associé http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/12/mpn-ou-assimiles-parmi-nous-au.html

http://pagetournee.blogspot.fr/2015/08/flics-indics-un-melange-detonnant.html

Le dossier
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